À l'époque des apparitions, le petit hameau du Laus ne compte que 7 ou 8 maisons; il est rattaché à la paroisse de Saint-Étienne qui regroupe une quarantaine de foyers. Il est blotti au fond d'une vallée creusée par la rivière Avance, affluent de la Durance qu'elle va rejoindre cinq kilomètres, plus au sud, près du village de Tallard. On arrive en cette région des Hautes-Alpes, en empruntant, au sud de la ville de Grenoble, la route N.85, surnommée " Route Napoléon ". Ce chemin historique rappelle le passage de Napoléon à son retour de l'île d'Elbe, le 1er mars 1815. Il va de Golfe-Juan, voisin de la ville de Cannes sur la côte d'Azur, jusqu'à la ville de Grenoble, environ 350 kilomètres plus au nord. En prenant la " Route Napoléon ", à la sortie sud de Grenoble, nous devons franchir 115 kilomètres pour atteindre la ville de Gap. Nous laissons alors la N. 85 et la N. 542 vers le sud, nous amènent au Laus, sur la rive droite de l'Avance. Un trajet de 40 kilomètres nous fait passer de la grande ville de Grenoble, au " désert charmant " de cette vallée que Marie a choisie pour s'entretenir avec Benoîte Rencurel, la voyante du Laus.Pour venir au Laus. Cette région plaît certainement à la Reine des Cieux. Par cette même " Route Napoléon ", elle viendra rencontrer, en 1846, Maximin Giraud et Mélanie Calvat dans l'exceptionnel domaine de La Salette. Les deux centres de pèlerinage sont éloignés l'un de l'autre, d'à peine 80 kilomètres..
On arrive en cette région des Hautes-Alpes, en empruntant, au sud de la ville de Grenoble, la route N.85, surnommée " Route Napoléon ". Ce chemin historique rappelle le passage de Napoléon à son retour de l'île d'Elbe, le 1er mars 1815. Il va de Golfe-Juan, voisin de la ville de Cannes sur la côte d'Azur, jusqu'à la ville de Grenoble, environ 350 kilomètres plus au nord.
En prenant la " Route Napoléon ", à la sortie sud de Grenoble, nous devons franchir 115 kilomètres pour atteindre la ville de Gap. Nous laissons alors la N. 85 et la N. 542 vers le sud, nous amènent au Laus, sur la rive droite de l'Avance. Un trajet de 40 kilomètres nous fait passer de la grande ville de Grenoble, au " désert charmant " de cette vallée que Marie a choisie pour s'entretenir avec Benoîte Rencurel, la voyante du Laus.Pour venir au Laus.
Cette région plaît certainement à la Reine des Cieux. Par cette même " Route Napoléon ", elle viendra rencontrer, en 1846, Maximin Giraud et Mélanie Calvat dans l'exceptionnel domaine de La Salette. Les deux centres de pèlerinage sont éloignés l'un de l'autre, d'à peine 80 kilomètres..
En ce temps-là
Le village de St.-Étienne d'Avançon fait partie, actuellement du diocèse de Gap. À l'époque des apparitions, il appartenait au diocèse d'Embrun. Les " guerres de Religion ", au 16e siècle entre catholiques et calvinistes laissent inutilisables 120 des 190 églises du diocèse de Gap. Un déboisement presque généralisé provoque, aux 16e et 17e siècles, des inondations qui dévastent toute la vallée de l'Avance. Ces guerres et ces inondations expliquent, en partie, la grande pauvreté de la région, le manque d'instruction de la classe ouvrière et le taux très élevé de mortalité infantile. Et pourtant, les familles s'agrippent à ce coin de pays, depuis des générations. Les gens doivent être fascinés par la beauté naturelle des montagnes qui les entourent. Les Alpes présentent des pentes verdoyantes et laissent deviner à l'horizon, la grandeur majestueuse des pics rocheux et des sommets enneigés. Au 17e siècle, les routes sont pratiquement inexistantes et celles que l'on appelle ainsi deviennent souvent si boueuses qu'on ne peut les emprunter en saison de pluie. En plus des chemins impraticables, les montagnes de la région contribuent fortement à garder la population sur place.
Un déboisement presque généralisé provoque, aux 16e et 17e siècles, des inondations qui dévastent toute la vallée de l'Avance. Ces guerres et ces inondations expliquent, en partie, la grande pauvreté de la région, le manque d'instruction de la classe ouvrière et le taux très élevé de mortalité infantile. Et pourtant, les familles s'agrippent à ce coin de pays, depuis des générations. Les gens doivent être fascinés par la beauté naturelle des montagnes qui les entourent. Les Alpes présentent des pentes verdoyantes et laissent deviner à l'horizon, la grandeur majestueuse des pics rocheux et des sommets enneigés.
Au 17e siècle, les routes sont pratiquement inexistantes et celles que l'on appelle ainsi deviennent souvent si boueuses qu'on ne peut les emprunter en saison de pluie. En plus des chemins impraticables, les montagnes de la région contribuent fortement à garder la population sur place.
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